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Lyre de Sutton Hoo

La Lyre de Sutton Hoo (VIIème Siècle) Tout commence en mai 1938, lorsque l’archéologue Basile Brown répond à l’appel de Edith May Pretty, qui affirme que se trouvent sur ses terres de nombreuses sépultures dont la présence lui auraient été révélée par de mystérieux rêves… Basile Brown, après un rapide diagnostic identifie effectivement la présence de plusieurs tertres du Haut-Moyen âge, mais dont la plupart ont été saccagés par des pillards de tombes. C’est en 1939 que Basile Brown s’intéresse de plus près au Tertre 1 que, Miss Pretty l’invitait pourtant avec insistance à explorer en priorité depuis le début des travaux. Très vite, Basile se rend compte que non seulement le tertre demeure inviolé mais de plus, qu’il s’agit là d’une importante découverte.

Il s’agira d’une sépulture à bateau appartenant certainement à un haut personnage de la noblesse Saxonne, peut être même la tombe perdue du Roi Raedwald d’East Anglia mort en 624 et qui, selon les Chroniques Ecclésiastiques de Grande Bretagne écrites par Bède le Vénérable, fut l’un des sept souverains à avoir exercé l’Imperium sur les autres royaumes saxons et disposant du titre de Bretwalda ou « souverain de Bretagne ».

Au cœur de ce landskip funéraire de 28 mètres de long furent mis au jour de nombreux objet prestigieux suggérant l’importance du personnage inhumé, parmi lesquels : un remarquable casque à facial serti d’or et de grenats et présentant des figurations païennes, plusieurs armes ainsi que de nombreux objets en or mais enfin et surtout, les restes d’une lyre en érable ornementée d’appliques en or fin représentant des volatiles, le tout, vraisemblablement entreposé dans un sac en peau de castor dont l’assaut du temps n’aura laissé que quelques poils.

Une étude comparative des représentations présentant la lyre sur le territoire de Grande Bretagne (entre autres dans le registre pictural et iconographique entre le VIIème et le IXème siècles) a permis de mettre en lumière certains éléments que la découverte de Sutton Hoo laissait dans l’ombre, notamment sur certains aspects techniques propres à la fabrication mais surtout, sur la place et la fonction de cet instrument dans la société saxonne ou encore, sur les techniques de jeu…

Lyre de Trossingen

Cet instrument fut retrouvée au sud de l’Allemagne dans une sépulture de guerrier datant de l’ère Mérovingienne (VIème Siècle). Le cordophone, remarquablement conservé grâce à des conditions hygrométriques exceptionnelles, dispose d’un corps monoxyle en érable recouvert de gravures et de références spirituelles. Réalisées au couteau avec des inclusions de pigment, ces gravures présentent plusieurs entrelacs sur les bras ainsi que deux groupes de guerrier se faisant face sur la table d’harmonie. Très tôt dans son parcours, L’Atelier Skald étudia cet instrument réalisant plusieurs propositions de restitutions construites avec les outils de l’époque mérovingienne. Par delà ce travail consacré à la nature historique de l’instrument, l’Atelier Skald crée la collection Néo et met au point la première électro lyre de Trossingen qui rencontrera un franc succès auprès des groupes de Rock et de Métal.
Depuis 2016, l’expertise des fondateurs de la Lyre Academy sur les instruments mérovingiens (notamment la Lyre de Trossingen, d’Oberflacht et et de Cologne) fait l’objet de conférences et d’expositions dans de nombreux musées : Musée d’Archéologie Nationale de St Germain en laye, Musée de St Dizier ou encore au musée de Constance.